26 avril – Journée mondiale de la Propriété intellectuelle

Ce samedi 26 avril auront lieu la Journée Mondiale de la Propriété Intellectuelle. Dans un message adressé à cette occasion aux différents offices de la propriété industrielle, Kamil IDRIS, directeur général de l’Organisation Mondiale de la Propriété Intellectuelle, célèbre l’ingéniosité humaine.

« Ainsi, en cette Journée mondiale de la propriété intellectuelle, nous rendons hommage aux inventeurs et aux artistes, reconnus ou non, qui enrichissent notre existence avec les fruits de leurs idées innovatrices et de leur vision créative. »

Ces quelques mots de Kamil IDRIS achèvent le communiqué qu’il a adressé aux différents offices de la propriété intellectuelle.

Cette journée célèbre les inventeurs, les ingénieurs, ceux qui investissent leur énergie à traduire l’idée du progrès dans le quotidien de chacun. La journée internationale de la propriété intellectuelle met à l’honneur les oeuvres, les créateurs, l’extraordinaire potentiel de la créativité humaine, l’innovation, la nouveauté, la solution, l’amélioration, en un mot, le génie humain.

Aujourd’hui, notre monde est largement dominé par l’instantanéité des communications. Les échanges des idées sont facilités par l’Internet. Le grand public pensera que les droits de propriété intellectuelle représentent une forme d’entrave à la libre circulation des savoirs.

C’est mal connaître les principes mêmes de la propriété intellectuelle.

Si les droits de propriété intellectuelle protègent les auteurs et les inventeurs, ce monopole protecteur accordé par l’Etat a deux fonctions précises:

– encourager l’innovation en accordant un retour sur investissement temporaire à celui qui réalise un effort créatif: sans récompense, l’effet de spoliation des créations ou des oeuvres dissuade le chercheur;

– atténuer les différences économiques en consacrant des droits indépendamment du mérite, du rang, de la naissance ou de la fortune. Ainsi, la Convention de Paris du 20 mars 1883 contient un principe révolutionnaire pour son temps: un principe de non-discrimination entre les citoyens d’un Etat membre de l’Union de Paris et ceux des autres Etats membres.

Sans un minimum de règles communes, sans les droits de la propriété intellectuelle, l’innovation aurait-elle un si grand dynamisme ?