Facebook confronté à un virus informatique

Aucun système informatique n’est à l’abri d’un virus ou d’une attaque virale. Dans un monde où les individus affichent leurs liens et leurs contacts, Facebook ne fait pas exception. Selon le Journal Le Monde, dans son édition du 6 décembre 2008, la messagerie de la célèbre plate-forme interpersonnelle est confrontée à l’attaque d’un virus « Koobface », déjà identifié par les services de MySpace, où il avait sévi en août dernier.

Le message se propagerait par l’intermédiaire du carnet d’adresses des personnes enregistrées comme « ami » de la victime, et menacerait les 120 millions d’utilisateurs déclarés de la plate-forme. Les utilisateurs sont piégés par des messages dont l’intitulé les invite à consulter le contenu (par exemple: « You look just awesome in this new movie », « Regarde comme tu es génial dans cette nouvelle vidéo »). Le titre et l’objet des messages pourraient rapidement changer, et les utilisateurs usuels de l’Internet pourraient rapidement s’en méfier…

Après ouverture du message, le virus propose le téléchargement d’une mise à jour du lecteur Flash des logiciels de la société Adobe, afin de pouvoir visionner la vidéo. Si l’utilisateur accepte cette mise à jour, chaque requête sur les principaux moteurs de recherche pourrait être détournée vers des sites pirates, qui essaieront de détourner toutes les informations confidentielles présentes sur l’ordinateur.

Le réseau social Facebook a rapidement communiqué des instructions pour se prémunir de ce virus, sur une page dédiée à la sécurité. Pour plus de sécurité, elle recommande d’effacer les messages concernés.

La plate-forme Facebook semble devenir la nouvelle cible de cybercriminels. Fin novembre, le ver BoFace avait déjà alerté les gestionnaires de Facebook, en contaminant les profils des utilisateurs (article d’Anne Confolant, publié sur vnunet.fr: Un ver contamine les profils Facebook et MySpace).

Cette affaire entame une nouvelle course contre la diffusion de logiciels malveillants. Les sociétés de sécurité informatiques sont rompues à ce type de problème, qui est commun à l’ensemble des virus informatiques.

Elle enseigne également les risques de répertoires en ligne surchargés, de  simples connaissances à de vagues contacts professionnels, tous réunis sous la qualification « ami ». Sur les plates-formes de réseau social (Facebook, LinkedIn, Viadeo…) qu’est-ce qu’un « ami » ? Dans le système informatique de réseau social, ce peut être une personne qui accepterait, à un moment de votre histoire, d’être référencée dans votre carnet. Cette course au nombre de contacts affaiblit la qualité réelle des rapports humains. Elle contribue non seulement à l’opacité des relations entre les personnes, mais aussi à la diffusion des risques informatiques.

Pour ma part, je préfére la définition de Saint-Exupéry: s’apprivoiser, cela signifie « créer des liens ». Le véritable ami, c’est celui sur lequel vous pourrez compter en cas de coup dur. Pas celui qui vous supprimera de ses têtes d’affiches au premier coup de vent.